English analysis of Un coeur simple by Flaubert, Gustave - I
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Felicité's life and the the way the "bourgeois" view it could be compared to that of Catherine Leroux in Madame Bovary, given a medal for 54 years of farm service during a village fair.
She is described in sympathetic terms, much like Felicity. Flaubert's reaction to how the bourgeois see her, however, is typically angry:
Ainsi se tenait, devant ces bourgeois épanouis, ce demi-siècle de servitude."
In comparison, here, Flaubert is restrained.
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1 year, 4 months ago by daniel
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It's a commune in Normandy
see the map here http://tinyurl.com/3utkgv2
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1 year, 9 months ago by daniel
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"Aubaine" means "God-send"
Au + bain = "in the bath"
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1 year, 9 months ago by daniel
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"Félicité" means happiness.
Can be seen litearlly, if we focus on her inner calm and simplicity...
or ironically, if we consider her lot in life and all that will happen....
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1 year, 9 months ago by daniel
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I presume this means that:
1) She didn't gossip or complain about her mistress
2) She didn't argue.
3) She worked honestly (i.e. she did what was asked and took her pay and nothing more)
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1 year, 9 months ago by daniel
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This was at a time when it would be hard for a woman to gain permanent, paid employment if she wasn't prepared to do menial work...
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1 year, 9 months ago by daniel
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200 pounds. According to the National archives currency converter, this is equivalent to about £6,500 in 2005 (so, not very much as far as an annual wage goes...)
http://www.nationalarchives.gov.uk/currency/default0.asp#mid
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1 year, 9 months ago by daniel
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"Madame" is described almost like another piece of furniture...
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1 year, 9 months ago by daniel
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the piano is not used nor is music appreciated. It's another item along with the rest...
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1 year, 9 months ago by daniel
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Industrialised wall-paper printing was relatively new at this time but was booming in France. There were 40 printers alone in Paris in 1790.
http://www.meublepeint.com/papiers-peints-exposition-rixheim.htm
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1 year, 9 months ago by daniel
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MUSCADINS, young dandies of the Thermidorian Reaction, otherwise known as incroyables. The muscadins probably derived their name from their liberal use of musk perfume, but they were more obviously distinguished by their taste in dress. They favored a long jacket with wide lapels and a black velvet collar....They wore tight breeches and boots, and they carried a stick weighted with lead, euphemistically known as the pouvoir exécutif, which they put to aggressive use during innumerable street brawls in the Year III. They sometimes carried a monocle, which came to symbolize their insolent and disdainful attitude toward the lower classes.
The muscadins were most frequently students, merchants’ and lawyers’ clerks, and sons of bourgeois placed in the public administration to escape conscription.
source: http://tinyurl.com/3nxu7mx
pics: http://tinyurl.com/3rjp9w2
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1 year, 9 months ago by daniel
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She obviously doesn't entertain...
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1 year, 9 months ago by daniel
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The family, it seems , was in better standing before.
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1 year, 7 months ago by daniel
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After the inward-looking, grand tour of fancy objects, unappreciated and looked upon with regret, the description of Felicity's room is delightfully simple. There was light and there was a view to the outside world. That's all!
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1 year, 9 months ago by daniel
I
I
Pendant un demi-siècle, les bourgeoises de Pont l'Evêque envièrent à Mme Aubain sa servante Félicité.
Pour cent francs par an, elle faisait la cuisine et le ménage, cousait, lavait, repassait, savait brider un cheval, engraisser les volailles, battre le beurre, et resta fidèle à sa maîtresse, — qui cependant n'était pas une personne agréable.
Elle avait épousé un beau garçon sans fortune, mort au commencement de 1809, en lui laissant deux enfants très jeunes avec une quantité de dettes. Alors elle vendit ses immeubles, sauf la ferme de Toucques et la ferme de Geffosses, dont les rentes montaient à 5, 000 francs tout au plus, et elle quitta sa maison de Saint-Melaine pour en habiter une autre moins dispendieuse, ayant appartenu à ses ancêtres et placée derrière les halles.
Cette maison, revêtue d'ardoises, se trouvait entre un passage et une ruelle aboutissant à la rivière. Elle avait intérieurement des différences de niveau qui faisaient trébucher. Un vestibule étroit séparait la cuisine de la salle où Mme Aubain se tenait tout le long du jour, assise près de la croisée dans un fauteuil de paille. Contre le lambris, peint en blanc, s'alignaient huit chaises d'acajou. Un vieux piano supportait, sous un baromètre, un tas pyramidal de boîtes et de cartons. Deux bergères de tapisserie flanquaient la chemisée en marbre jaune et de style Louis XV. La pendule, au milieu, représentait un temple de Vesta, — et tout l'appartement sentait un peu le moisi, car le plancher était plus bas que le jardin.
Au premier étage, il y avait d'abord la chambre de "Madame", très grande, tendue d'un papier à fleurs pâles, et contenant le portrait de "Monsieur" en costume de muscadin. Elle communiquait avec une chambre plus petite, où l'on voyait deux couchettes d'enfants, sans matelas. Puis venait le salon, toujours fermé, et rempli de meubles recouverts d'un drap. Ensuite un corridor menait à un cabinet d'études; des livres et des paperasses garnissaient les rayons d'une bibliothèque entourant de ses trois côtés un large bureau de bois noir. Les deux panneaux en retour disparaissaient sous des dessins à la plume, des paysages à la gouache et des gravures d'Audran, souvenirs d'un temps meilleur et d'un luxe évanoui. Une lucarne au second étage éclairait la chambre de Félicité, ayant vue sur les prairies.
Elle se levait dès l'aube, pour ne pas manquer la messe, et travaillait jusqu'au soir sans interruption; puis, le dîner étant fini, la vaisselle en ordre et la porte bien close, elle enfouissait la bûche sous les cendres et s'endormait devant l'âtre, son rosaire à la main. Personne, dans les marchandages, ne montrait plus d'entêtement. Quant à la propreté, le poli de ses casseroles faisait le désespoir des autres servantes. Econome, elle mangeait avec lenteur, et recueillait du doigt sur la table les miettes de son pain, — un pain de douze livres, cuit exprès pour elle, et qui durait vingt jours.
En toute saison, elle portait un mouchoir d'indienne fixé dans le dos par une épingle, un bonnet lui cachant les cheveux, des bas gris, un jupon rouge, et par-dessus sa camisole un tablier à bavette, comme les infirmières d'hôpital.
Son visage était maigre et sa voix aiguë. A vingt-cinq ans, on lui en donnait quarante. Dès la cinquantaine, elle ne marqua plus aucun âge; — et, toujours silencieuse, la taille droite et les gestes mesurés, semblait une femme en bois, fonctionnant d'une manière automatique.
Translations of Un coeur simple by Flaubert, Gustave
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